MUSICIENS de l'édition 2019

LE PACIFIC QUARTET - jeunes solistes de l'université de Californie du Sud

  • Roberta Yee & Shanshan Yee, violon
  • Kevin Hsu ,alto
  • StellaYe-Lin Cho, violoncelle

 

 Lucinda CARVER et Xénia MALIAREVITCH, piano

Maud LOVETT & Mathias LEVY, violon

Karine LETHIEC, alto

Olivier LORANG, contrebasse

Peter SEPSIS & Samuel STROUK, guitare

Hermine HORIOT et François SALQUE, violoncelle


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BIOGRAPHIES :

 

 

Diplômé de l'Université de Yale et du Conservatoire de Paris, FRANÇOIS SALQUE est, très jeune, primé dans les concours internationaux (Genève, Tchaïkovsky, Munich, Rostropovitch, Rose...).  « La sensibilité et la noblesse de son jeu » alliées à « un charisme et une virtuosité exceptionnelle » (Pierre Boulez) lui permet de remporter pas moins de dix premiers prix et autant de Prix spéciaux.

Ses concerts l'ont déjà mené dans plus de soixante-dix pays et ses disques en soliste et en musique de chambre en compagnie de Paul Meyer, Emmanuel Pahud, Eric Le Sage ou Alexandre Tharaud ont été salués par la presse (Diapasons d'Or de l'année, Chocs du Monde de la Musique, 10 de Répertoire, Prix de l'académie Charles Cros, Victoires de la Musique, Palme d'Or de la BBC…).

François Salque signe également sept disques remarqués avec le quatuor Ysaÿe dont il a été pendant cinq ans le violoncelliste. Son engagement pour la musique de notre temps lui a valu de nombreuses dédicaces de compositeurs contemporains, notamment de Thierry Escaich, Karol Beffa, Nicolas Bacri, J

ean-François Zygel, Jean-Frédéric Neuburger, Krystof Maratka ou Bruno Mantovani.

Il est également à l'origine de nombreuses créations, mêlant inspirations contemporaines et musiques traditionnelles et enregistre deux albums particulièrement originaux en duo avec l’accordéoniste de jazz Vincent Peirani.

Sa profondeur musicale, sa technique et son éclectisme en ont fait une personnalité incontournable du monde de la musique.

François Salque enseigne aujourd’hui le violoncelle à la Haute École de musique de Lausanne et la musique de chambre au Conservatoire de Paris

 

« Un souffle extraordinaire » Concerto.net

« Fantaisie et liberté. Son glorieux et maîtrise totale… Un Salque aux phrasés vibrants et intenses. » Diapason

« François Salque est impérial dans tout ce qu'il approche » Diapasontemps avec une grande intelligence » (Henry Dutilleux)

« Un interprète particulièrement sensible qui interprète la musique de notre

« François Salque est exceptionnel dans toutes ses interprétations » Sud-Ouest

« François Salque montra une technique supérieure, une maîtrise et une qualité de son alliées au génie de l'interprétation qui en fait l'un des plus indiscutables musiciens actuels.»  Jean-Guillaume Lebrun, Magazine En Concert (critique d'un concert au Théâtre du Châtelet)

 

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XÉNIA MALIAREVITCH découvre le piano à Saint-Petersbourg. De retour en France, après ses études au Conservatoire National de Région de Nancy couronnées par des médailles d'or de piano et de musique de chambre, elle est admise au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Gérard Frémy et dans celle de Christian Ivaldi et Ami Flammer. Après avoir obtenu ses premiers prix de piano et de musique de chambre, elle se perfectionne auprès d'Ana Chumachenko, Joseph Silverstein, Jean-Jacques Kantorow et Pierre-Laurent Aimard.

Chambriste reconnue, elle remporte de nombreuses récompenses en formation sonate : elle est lauréate au concours de Guérande, puis aux concours internationaux de musique de chambre de Pinerolo en Italie, de Katherinholm en Suède ou Pierre Lantier à Paris.

Xénia Maliarevitch a donné de nombreux récitals en France, en Italie, en Suède,en Russie, en Allemagne. Elle s'est produite avec François Salque, Alexis Galpérine, Lise Berthaud, Patrick Messina....

En septembre 2014, elle sort son premier album (Rachmaninov/Kodaly) avec la violoncelliste Clara Zaoui chez Lyrinx. 

Elle est également directrice artistique des Musicales de Redon. 

Passionnée par l'enseignement, elle est actuellement professeur au Conservatoire de Poissy.

 

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Extrêmement douée et polyvalente, LUCINDA CARVER poursuit une carrière de premier plan en tant que pianiste, claveciniste et chef d’orchestre. En tant que Membre de Fulbright en Autriche, elle a donné beaucoup de concerts dans toute l’Europe. Elle a joué comme soliste avec l’Orchestre philharmonique Los Angeles, l’Orchestre de chambre de Los Angeles, Paci cation Symphony, Musica Angelica, Capella Salisburgensis, Augusta Symphony, l’Orchestre de chambre de Santa Barbara et Manhattan Philarmonic, et a fréquemment eu le double rôle de soliste et chef d’orchestre dans des concertos pour piano de

Mozart avec l’Orchestre Mozart de Los Angeles. Lucinda s’est produite sur scène en tant que soliste ainsi que dans des récitals de musique de chambre au Festival Bach de Carmel, au Festival Mozart de San Luis Obispo, au Festival de Musique Prince George, et sous l’égide de l’Orchestre philharmonique de Los Angeles et de l’Orchestre de chambre de Los Angeles. Ses interprétations ont été diffusées sur les ondes de National Public Radio, WNYC, WGBH à travers les États-Unis et localement sur KUSC et K-Mozart.

Elle a figuré comme chef d’orchestre invitée de l’Orchestre symphonique national, de l’Orchestre philharmonique de Los Angeles, de l’Orchestre philharmonique de Brooklyn, de l’Orchestre de chambre de Los Angeles, de la Paci c Symphony, de Richmond Symphony et du Hong Kong Philarmonic et a mené des productions d’opéra avec l’Opéra de New York, l’Opéra du Minnesota, l’Opéra lyrique du Kansas et l’Opéra de la Virginie. Les professeurs de Mme Carver comprennent des pianistes légendaires tels Murray Perahia, Gary Graffman, Hans Leygraf et John Perry. Carver est professeur de piano, de clavecin, de chef d’orchestration et vice-doyenne de la Division Of Classical Performance and Composition à USC (University Of Southern California) Thornton School Of Music et Directrice artistique du Festival de musique de chambre de Centrum Port Townsend, Washington.

 

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Directrice artistique et altiste de l’Ensemble Calliopée, KARINE LETHIEC est aujourd’hui reconnue pour son exigence et son ouverture artistique. Son travail depuis quinze ans lui donne une place de choix parmi les musiciens recherchés, notamment pour son expertise en matière de musique de chambre.

Artiste éclectique, cultivée, sensible et passionnée, elle trace avec brio le chemin de l’Ensemble Calliopée, à l’égal des meilleures phalanges européennes, en proposant une programmation et des choix basés sur la curiosité, la découverte et le besoin de donner un sens profond à l’acte intime de la création. L’Ensemble Calliopée est en résidence au Musée de la Grande Guerre des Pays de Meaux pour une programmation Musique et Histoire. Diplômée des Conservatoires supérieurs européens de Lyon, Paris, Genève et Berne, elle est lauréate du Concours International Tertis et de la Fondation Banque Populaire Natexis. Elle est titulaire du CA et enseigne l’alto aux conservatoires de la Ville de Paris (8e) ; elle est également conseiller aux études au conservatoire du 8e.

Elle aime la transmission sous toutes ses formes et s’engage dans différents projets culturels et pédagogiques : nombreuses émissions radiophoniques sur France Musique et France Inter, partenaire du projet pédagogique La main à la pâte du Prix Nobel feu Georges Charpak, partenaire du projet Musique et Science en collaboration avec l’Institut d’études scienti ques de Cargèse (Corse), auteur du  lm H136 sur la redécouverte d’une partition de Martinu, membre du Mouvement Janacek en France. Jury de nombreux concours musicaux et littéraires, elle assure la direction artistique de différentes manifestations et festivals (dont le Festival Amadeus à Genève de 2004 à 2009).

Avec son ami l’astrophysicien Hubert Reeves, elle conçoit de nombreux spectacles associant Cosmos et Musique, notamment Mozart et les Étoiles. Elle a enregistré l’intégrale des quintettes de Mozart avec le quatuor Stradivari (Dynamic). Très intéressée également par les nouveaux répertoires, Karine Lethiec défend la création musicale en commandant, programmant et interprétant des œuvres nouvelles (plus d’une trentaine de créations). Elle a enregistré le concerto de Kryštof Maratka Astrophonia avec l’Orchestre philharmonique de Radio-France (France Musique) et le Talich Chamber Orchestra (Arion). Son jeu généreux, ses connaissances et l’étendue du répertoire pour toutes les formations écrites avec son instrument en font une artiste très sollicitée par diverses formations de musique de chambre ; ses voyages musicaux l’ont menée au Concertgebouw d’Amsterdam, au Festival de Ravinia à Chicago, au Théâtre des Champs-Elysées, aux Philharmonies de Irkousk et Vladivostok, au Festival d’Athènes au temple d’Hérode Atticus, au Festival de Tempelhof de Berlin, à l’Ermitage de St Petersbourg, à la Philharmonie tchèque à Prague...

 

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LE QUATUOR USC "PACIFIC QUARTET"

PACIFIC QUARTET : quatuor formé de 4 très talentueux musiciens, étudiants à la célèbre Thornton school of Music de l’Université de Californie du Sud,  Ces musiciens ont été spécialement choisis pour former un quatuor dédié aux Rencontres franco-américaines de musique de chambre 2019.

 

 

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Le luthier n'est pas en résidence mais toujours prêt à intervenir.

Interview de Pierre BURGOS

 

 Comment  et/ou pourquoi êtes-vous devenu luthier :

C’est ayant plus ou moins 20 ans que m’est venue l’idée d’apprendre un métier manuel alliant le bois et si possible la musique (je suis issu d’une famille de musiciens dont un père violoncelliste. J’ai étudié le cello un certain temps au conservatoire).

Je suis allé faire un stage chez Etienne VATELOT, parti 3 ans pour apprendre la lutherie en Angleterre à Newark, le tout ponctué de stages chez différents luthiers, puis me suis installé au Danemark en fabrication.

J’ai déménagé à NANTES, puis à La Turballe en 2001 pour fabriquer, glissant doucement vers la prestation de service qui prend maintenant la majeure partie de mon activité. En arrière plan je suis fabricant et y reviendrai sûrement.

 

Passion pour la lutherie : joies et difficultés de ce métier :

La sculpture qui compose la majeure partie du métier en création

L’inventivité pour trouver des solutions en restauration

Rendre la vie plus facile aux musiciens lors des réglages

S’occuper d’une clientèle

Etre entrepreneur, une forme de liberté

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La liberté a un coût

Le faire-savoir

Ne pas trouver de solutions pour améliorer un instrument

Ne pas être content de soi

 

Evolution depuis vos débuts dans ce métier

-          Forme : une plus grande liberté

-          Matériaux : une meilleure connaissance du bois, de sa résistance, élasticité, dureté, sonorité. On peut donc jouer sur les tensions. On développe aussi un savoir concernant les cordes et accessoires.

-          Procédés : passer du vernis à l’huile au vernis à l’alcool (au tampon) ; quelques machines en plus.

-          Outils : standard ou fabriqués par vous ? : les 2

-          J’ai aussi mis au point une défonceuse/perceuse sur plateau pour poncer les tasseaux avant collage des éclisses, préparer une « plateforme » avant incrustation des filets et marquer l’épaisseur des table et fond lors de la mise aux épaisseurs.

 

Combien de temps pour faire un violon ?

+- 150 heures avec les réglages

 

Quels sont vos modèles de prédilection ?

On est toujours en recherche !

Pour l’alto je trouve que la forme issue des Gasparo da Salo (fin XVIe) est très efficace, simple, presque naïve par rapport aux plus tardifs.

Pour le cello j’ai eu de très bons résultats avec Pietro Guarneri de Venise (plan à copier au musée de la Musique) et dans les derniers avec l’immense « Servais » de 1701 de Stradivarius, réduit.

 

Avez-vous eu à réparer des instruments qui ont un passé «  historique »?

Oui mais sans m’être penché sur le passé car je me sens surtout ancré dans le présent concernant la tâche à accomplir. Il y a, bien-sûr, une grande émotion à tourner autour.

 

 

Pour parler d’excellence en matière de violon les non-initiés parlent toujours d’un « Stradivarius » qui semble être la référence absolue, pourquoi ?

Concernant ce luthier j’envisage surtout ces différents points :

Un grand atelier,

La relation maître/disciple

Le business, la notoriété, les prix

De grands musiciens les jouent.

 

Architecture très aboutie

Très bon vernis

Conservation à travers les époques due à sa « marque »

Donc la création d’un « mythe » Stradivarius.

 

# les « petits » luthiers de l’époque qui peuvent être quasiment aussi côtés aujourd’hui

# les tests de sonorité derrière rideaux effectués dès la fin du XIXe montrent une égalité avec les modernes, voire même une préférence pour le son des modernes. 

 

 

 

 

 

 

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